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Top 10 des microphones incontournables pour un enregistrement vocal de qualité

20 août 2026 23 min de lecture Mis a jour 21 août 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • Pour débuter sous 120 € : l’Audio-Technica AT2020 reste une valeur sûre en condensateur, tandis que le Shure SM58 est plus tolérant dans une pièce bruyante.
  • Le meilleur équilibre home-studio : l’Aston Origin, le LEWITT LCT 440 PURE et le RØDE NT1 offrent une qualité sonore sérieuse sans basculer dans le tarif professionnel.
  • Pour une pièce peu traitée : le Shure SM7B est un choix très pertinent, à condition de disposer d’environ 60 dB de gain propre sur le préampli.
  • Pour une voix dense et polyvalente : l’AKG C214 et le Warm Audio WA-47jr donnent davantage de matière, avec des usages élargis à d’autres sources.
  • Le point décisif : le bon microphone ne compense pas une mauvaise acoustique, une distance mal maîtrisée ou une interface audio médiocre.

Top 10 des microphones incontournables pour un enregistrement vocal de qualité

Il n’existe pas un microphone universellement meilleur que tous les autres pour le chant, la voix-off, le podcast ou le rap. Une voix grave, déjà chargée dans le bas du spectre, ne réagit pas comme une voix fine et sifflante. La pièce compte autant que le matériel : un excellent micro placé dans une chambre réverbérante enregistrera aussi les murs, le bureau et le ventilateur de l’ordinateur.

Le choix doit donc partir de l’usage réel. Un micro à condensateur, alimenté en général par le 48 V de l’interface, est très sensible : il capte énormément de détails, mais aussi davantage de bruit ambiant. Un modèle dynamique est moins sensible et souvent plus simple à employer dans un logement non traité. La directivité cardioïde, la plus répandue ici, privilégie ce qui arrive face à la capsule et atténue l’arrière ; elle facilite la capture audio d’une seule personne.

Microphone Type Budget habituel Profil recommandé Point de vigilance
Audio-Technica AT2020 Condensateur cardioïde Moins de 120 € Premier home-studio Capte facilement la pièce
Shure SM58 Dynamique cardioïde Environ 110 € Voix rock, pièce vivante Moins de détail dans l’aigu
RØDE NT1 Condensateur cardioïde Environ 180 à 260 € Chant polyvalent Brillance parfois insistante
Aston Origin Condensateur cardioïde Environ 250 à 300 € Voix chaleureuses Rendu légèrement sombre
Beyerdynamic M90 PRO X Condensateur cardioïde Environ 250 € Voix moderne et douce Moins diffusé, donc moins d’essais possibles
LEWITT LCT 440 PURE Condensateur cardioïde Environ 270 € Voix mates à éclaircir Aigus présents
Warm Audio WA-47jr Condensateur multi-directivité Environ 300 € Chant dense, polyvalence Demande un placement soigné
Shure SM7B Dynamique cardioïde Environ 420 € Podcast, rap, métal, pièce réverbérante Très gourmand en gain
AKG C214 Condensateur cardioïde Environ 430 à 500 € Voix détaillées et instruments Présence marquée selon la voix
Neumann TLM 102 / 103 Condensateur cardioïde Environ 700 à 1 200 € Studio avancé Prix et aigus potentiellement frontaux

Pour situer ces modèles, imaginons Léa, qui enregistre des maquettes pop dans une chambre de 12 m². Avec un AT2020 à 90 €, elle peut déjà obtenir une prise exploitable si elle éloigne le micro des murs, éteint les sources de bruit et utilise un filtre anti-pop. En passant directement à un micro à 900 €, sans corriger ces bases, elle gagnerait surtout en précision sur les défauts de la pièce. Le budget le plus intelligent ne consiste donc pas à acheter le modèle le plus cher, mais celui dont le comportement correspond au lieu et à la voix.

Les prix changent selon les packs et les revendeurs, mais les écarts de positionnement restent nets en 2026. Sous 150 €, la priorité est d’obtenir un signal propre. Entre 200 et 500 €, la signature sonore, les accessoires et la robustesse progressent sensiblement. Au-delà, l’investissement se justifie surtout par la régularité, la finesse de fabrication et la capacité du micro à trouver sa place rapidement dans un mix professionnel.

La meilleure recommandation globale pour la majorité des home-studistes reste l’Aston Origin ou le LEWITT LCT 440 PURE, selon la couleur recherchée ; le SM7B prend l’avantage lorsque l’acoustique est difficile.

Gros plan de la capsule d'un microphone studio avec sa grille métallique
Illustration générée par intelligence artificielle.

Audio-Technica AT2020, Shure SM58 et RØDE NT1 : les meilleurs microphones vocaux à petit budget

L’Audio-Technica AT2020 est souvent le premier microphone XLR recommandé pour une raison simple : il délivre une restitution claire et suffisamment équilibrée pour apprendre à enregistrer sérieusement. Sa réponse en fréquence présente une légère mise en avant de la zone située vers 8 à 10 kHz. En pratique, cela ajoute de la présence aux consonnes et aide une voix à émerger dans un arrangement dense.

Cette ouverture n’est pas gratuite. Sur une voix naturellement brillante, ou sur un chanteur qui prononce fortement les « s » et les « ch », le résultat peut devenir agressif. L’AT2020 possède aussi une forte sensibilité : c’est une qualité lorsqu’une voix est nuancée, mais un défaut si l’ordinateur souffle à un mètre de la capsule. Il reste pourtant difficile de trouver une solution aussi cohérente sous la barre des 120 € pour débuter un enregistrement vocal XLR.

Le Shure SM58 suit une logique opposée. Ce micro dynamique, célèbre sur les scènes du monde entier, est parfaitement capable de travailler en studio. Son caractère est plus resserré, plus sombre, avec une atténuation perceptible sous 100 Hz. Ce comportement évite souvent l’excès de grondement et limite la remontée de réverbération dans les pièces domestiques.

Il convient particulièrement aux voix rock, aux cris contrôlés, au spoken word et aux prises réalisées près de sources de bruit. Une chanteuse de métal enregistrant à proximité d’une rue passante obtiendra souvent un résultat plus net avec un SM58 qu’avec un condensateur bon marché. Le compromis est clair : le son contient moins d’air et de micro-détails. Il faut aussi parler ou chanter assez près de la grille, typiquement entre 5 et 10 cm avec un filtre anti-pop.

Pour comprendre ce qui distingue les deux références Shure les plus courantes, ce guide sur les différences entre SM58 et SM57 permet de choisir selon la voix, la scène et les sources instrumentales. Le SM58 conserve sa bonnette sphérique, utile pour limiter les plosives et protéger la capsule, tandis que le SM57 est davantage pensé pour les instruments.

Le RØDE NT1 monte d’un cran pour qui souhaite un kit plus complet. Selon la version, il est souvent fourni avec une suspension et un filtre anti-pop, deux accessoires qui évitent des dépenses oubliées. Son bruit propre est très faible : ce chiffre désigne le souffle électronique produit par le micro lui-même, même lorsqu’aucun son n’est enregistré. Plus ce niveau est bas, plus les passages chuchotés ou calmes peuvent être captés sans faire apparaître de souffle désagréable après compression.

Le NT1 apporte une légère chaleur autour des bas-médiums, près de 150 Hz, tout en mettant l’accent sur certaines zones aiguës. Ce rendu peut flatter une voix parlée, un chant pop ou des harmonies. En revanche, une voix déjà acide demandera parfois un égaliseur ou un de-esseur, un traitement qui réduit les sifflantes sans étouffer toute la prise.

Choisir selon la pièce plutôt que selon la réputation

Le piège consiste à croire qu’un micro plus détaillé produit forcément un meilleur fichier. Dans une pièce sans rideaux, sans tapis et sans absorption, le condensateur révèle les réflexions précoces : ces petits retours sonores rebondissent sur les surfaces proches et donnent un timbre dur, parfois métallique. Un SM58, moins ouvert, peut alors se montrer plus flatteur et plus facile à mixer.

Avant l’achat, il faut aussi vérifier la chaîne complète : interface avec alimentation fantôme 48 V pour les condensateurs, pied stable, câble XLR fiable et casque fermé pour éviter que la piste d’accompagnement ne repasse dans le micro. Un mauvais câble ne transforme pas le timbre d’une voix saine, mais un faux contact peut ruiner une session. Le guide consacré aux câbles audio de studio aide à éviter les choix inutilement coûteux comme les références fragiles.

À petit budget, l’AT2020 est le choix rationnel dans une pièce déjà calme ; le SM58 est le choix robuste quand l’environnement est imparfait ; le NT1 est le kit le plus complet pour aller plus loin.

Aston Origin, Beyerdynamic M90 PRO X et LEWITT LCT 440 PURE : les valeurs sûres en home-studio

La tranche comprise entre 200 et 300 € concentre aujourd’hui les microphones les plus intéressants pour un studio domestique sérieux. À ce niveau, le gain ne se mesure pas seulement en définition. La construction est plus rassurante, les accessoires deviennent utiles, et la réponse dans les aigus est généralement mieux contrôlée que sur les références d’entrée de gamme.

L’Aston Origin est l’un des choix les plus cohérents pour une voix qui manque de densité ou qui devient vite agressive sur des condensateurs brillants. Ce grand diaphragme cardioïde propose un rendu détaillé, mais avec un haut du spectre plutôt doux. Il ne donne pas immédiatement l’impression spectaculaire d’un micro très « brillant » ; il laisse plutôt de la marge au mixage, ce qui est préférable sur le long terme.

Cette réserve est précieuse. Un ingénieur du son peut toujours ajouter un peu de présence avec un égaliseur. Retirer une dureté installée dès la prise est beaucoup plus délicat, surtout lorsque plusieurs doublages vocaux s’empilent. L’Origin garde également une excellente réputation de solidité : son châssis inspire confiance, un avantage concret pour un matériel monté, démonté et déplacé régulièrement.

Le Beyerdynamic M90 PRO X est moins connu, mais il mérite sa place dans une sélection honnête. Son rendu vise une voix chaude, avec des aigus agréables et une texture déjà utilisable sans traitement excessif. Il ne cherche pas à imiter un micro vintage coûteux ni à fabriquer artificiellement une sensation de détail. Pour une narration vidéo, un podcast travaillé ou une voix chantée pop, cette sobriété devient une vraie qualité.

Le LEWITT LCT 440 PURE prend une autre direction. Il est précis, moderne et plus lumineux. Sa réponse met en évidence la zone de présence, celle qui aide les mots à rester intelligibles lorsque guitares, synthés et cymbales occupent déjà le mixage. Une voix sombre, feutrée ou un peu en retrait profitera clairement de ce caractère. À l’inverse, sur un timbre très nasal ou chargé en sifflantes, il faut impérativement faire un essai avant achat.

Réponse en fréquence et distance : ce que les chiffres ne racontent pas seuls

La réponse en fréquence est une courbe montrant comment un micro réagit selon les graves, les médiums et les aigus. Elle est utile, mais elle n’est pas un verdict. Deux microphones affichant une bosse similaire autour de 10 kHz peuvent donner des résultats très différents, car la forme de la capsule, l’électronique et la proximité de la source influencent aussi le rendu. Pour apprendre à interpréter ces courbes sans les prendre pour une promesse marketing, consulter ce dossier sur la réponse en fréquence audio est un bon réflexe.

La distance change tout. À 5 cm, un micro cardioïde accentue les graves par effet de proximité : la directivité crée naturellement ce renforcement quand la source est collée à la capsule. À 15 ou 20 cm, la voix gagne en neutralité et la diction devient plus régulière. Léa, qui trouvait son Origin « trop sombre », a simplement reculé son filtre anti-pop de dix centimètres et orienté légèrement le micro vers le coin de sa bouche. La prise est devenue plus claire sans aucun plugin.

  • Aston Origin : pour une voix qui a besoin de rondeur et d’aigus non agressifs.
  • Beyerdynamic M90 PRO X : pour un timbre moderne, doux et directement exploitable.
  • LEWITT LCT 440 PURE : pour éclaircir une voix mate ou gagner en précision dans un mix chargé.
  • À éviter : placer un condensateur lumineux face à une bouche à moins de 5 cm sans filtre anti-pop ni contrôle des sifflantes.

Ces trois modèles partagent une exigence : l’environnement doit être au moins partiellement maîtrisé. Un duvet épais derrière le chanteur, un tapis au sol et une position éloignée des angles font souvent davantage pour la qualité sonore qu’un saut de 100 € dans la gamme. Dans cette catégorie, le bon achat est celui qui complète le timbre naturel, pas celui qui le transforme brutalement.

Warm Audio WA-47jr, Shure SM7B et AKG C214 : les microphones pour voix exigeantes et pièces difficiles

Le Warm Audio WA-47jr s’adresse à celles et ceux qui veulent sortir du simple cardioïde fixe. Il propose plusieurs réglages de directivité : cardioïde pour une personne face au micro, omnidirectionnel pour capter plus largement la pièce, et figure en huit pour enregistrer deux personnes de part et d’autre de la capsule ou exploiter une technique stéréo. Dans la pratique, la position cardioïde restera la plus utile pour le chant à domicile, mais cette polyvalence prolonge nettement la durée de vie du matériel.

Son nom évoque les grands U47 historiques, sans prétendre les reproduire exactement. Le WA-47jr est un modèle FET, c’est-à-dire à transistors, et non un micro à lampe. Son résultat est riche et chaleureux, avec une structure assez droite qui accepte bien l’égalisation. C’est important lorsqu’une même personne enregistre de la voix parlée, des refrains chantés et des chœurs : le micro ne verrouille pas trop vite la prise dans une couleur caricaturale.

Le Shure SM7B est devenu omniprésent dans le podcast, le streaming et le rap, parfois au point d’être acheté uniquement parce qu’il apparaît à l’image. Sa popularité ne doit pas masquer sa vraie force : sa faible sensibilité limite la prise de son de la pièce. Face à un mur nu ou dans un bureau domestique, il réduit plus efficacement les réflexions indésirables qu’un condensateur large membrane.

Il faut cependant respecter sa contrainte principale. Le SM7B demande beaucoup de gain, idéalement environ 60 dB ou plus, sans que le préampli ne souffle. Le gain est l’amplification appliquée au faible signal du micro avant conversion numérique. Une petite interface d’entrée de gamme peut fonctionner, mais elle sera parfois poussée presque à fond, avec un bruit de fond audible. Un booster propre, tel qu’un FetHead, peut alors apporter une vingtaine de décibels supplémentaires grâce à l’alimentation fantôme, sans alimenter le SM7B lui-même.

L’AKG C214 joue une carte plus traditionnelle : condensateur cardioïde détaillé, solide, avec un pad de -20 dB. Ce pad réduit le niveau reçu par l’électronique afin d’accepter les sources puissantes, comme un chanteur très énergique ou un amplificateur de guitare. Il possède également un filtre coupe-bas qui aide à contenir les vibrations de pied, les grondements du trafic ou les plosives excessives.

Sur une voix, le C214 offre une densité convaincante dans le grave et une présence autour de 10 kHz. Une légère atténuation dans les médiums contribue à adoucir le timbre. Cela peut donner une impression plus « finie » dès l’écoute brute, mais la médaille a son revers : une voix déjà brillante peut devenir trop frontale. Il ne faut donc pas confondre effet immédiat et choix durable.

Une réduction bruit efficace commence avant le logiciel

La réduction bruit par plugin est utile pour supprimer un léger souffle constant ou un ronronnement discret. Elle n’efface pas proprement une rue passante, une ventilation proche ou une réverbération de chambre. Le meilleur traitement reste physique : placer le dos d’un cardioïde vers la source bruyante, rapprocher raisonnablement la bouche, baisser le gain et enregistrer dans les heures calmes.

La directivité se choisit ainsi selon le problème à résoudre. Une personne seule face à son micro choisira presque toujours le cardioïde. Un duo acoustique, en revanche, pourra tester la figure en huit du WA-47jr. Cette approche donne parfois un résultat plus naturel que deux micros bon marché placés trop près l’un de l’autre. Le guide dédié aux directivités des microphones détaille ces comportements et leurs effets sur la prise.

Le SM7B règle souvent le problème de pièce, le C214 apporte précision et densité, tandis que le WA-47jr offre la plus grande marge d’expérimentation dans cette gamme de prix.

Neumann TLM 102 et TLM 103 : quand un microphone haut de gamme améliore réellement l’enregistrement vocal

Passer sur un Neumann TLM 102 ou TLM 103 ne garantit pas instantanément une voix professionnelle. Ces microphones à condensateur mettent en évidence ce qui est bon dans une prise, mais aussi les défauts de diction, les sibilances, les bruits de bouche et les réflexions de la pièce. Leur intérêt apparaît lorsque le reste de la chaîne est cohérent : source bien préparée, positionnement maîtrisé, interface correcte et espace suffisamment contrôlé.

Le TLM 102 est souvent le choix le plus rationnel pour un home-studio avancé. Son caractère est relativement doux, légèrement plus sombre que le TLM 103, avec une présence utile sans excès. Il convient à de nombreuses voix chantées et parlées, notamment quand l’objectif est de garder une matière naturelle qui sera travaillée ensuite au mixage. Son tarif reste élevé, mais il ouvre l’accès à une fabrication et à une régularité de gamme professionnelle sans atteindre les sommets d’un U87 Ai.

Le TLM 103 est plus expansif dans les aigus. Cette signature peut donner un résultat très moderne sur une voix rap, une publicité ou un chant pop qui doit apparaître immédiatement devant l’instrumental. Sur une voix fine, avec beaucoup de « s », le même caractère peut devenir fatigant. Le micro n’est pas en cause : il révèle simplement une zone que l’enregistrement devra traiter avec méthode, par placement, de-essing et égalisation fine.

À ce niveau de budget, il faut se demander ce que l’argent améliore réellement. Si le logement est bruyant, un SM7B bien alimenté sera souvent plus efficace qu’un TLM 103. Si la pièce possède un peu d’absorption et qu’un artiste souhaite capturer les nuances de souffle, les harmonies et les inflexions faibles, le Neumann prend un avantage net. C’est aussi un outil qui conserve bien sa valeur et peut accompagner plusieurs évolutions de studio.

Les options premium à connaître sans les idéaliser

Au-dessus de 1 000 €, le Mojave MA-201 FET apporte une personnalité plus moderne et frontale, avec une belle présence dans le haut du spectre. Il est pertinent pour une voix qui doit découper un mix dense, mais peut souligner la sibilance. L’AKG C414 XLII est beaucoup plus polyvalent grâce à ses neuf directivités, ses filtres et ses atténuateurs. Il peut servir à la voix, aux overheads de batterie, au piano ou aux guitares acoustiques ; son achat se défend surtout si le studio enregistre plusieurs sources.

Le Neumann TLM 49 privilégie la matière et des aigus plus soyeux que ceux du TLM 103. Il s’adresse à une chaîne de travail exigeante, où l’on cherche une prise vocale dense dès la source. Quant au Neumann U87 Ai, il reste une référence historique et polyvalente, appréciée pour son équilibre et son intégration facile dans les mixages. Son prix comprend toutefois une part de prestige : dans un home-studio standard, l’écart de résultat ne sera pas toujours proportionnel à l’écart de budget.

Un cas concret l’illustre bien. Pour enregistrer une série de voix-off, Léa a comparé un TLM 102 et un modèle d’entrée de gamme dans un petit espace traité avec deux panneaux absorbants derrière elle. Le Neumann a apporté des consonnes plus nettes et une profondeur plus stable lors de la compression. Dans le salon non traité, la différence s’est réduite : la réverbération dominante effaçait l’avantage du micro haut de gamme.

Un investissement doit donc suivre cet ordre : acoustique, technique de prise, interface et préampli suffisamment propre, puis microphone premium. Pour estimer la répartition la plus cohérente des dépenses, le guide sur le budget d’un premier home-studio donne des repères plus utiles qu’une course au modèle le plus cher.

Le TLM 102 est le choix premium le plus équilibré pour beaucoup de créateurs ; le TLM 103 convient aux voix qui supportent une présence marquée et aux productions recherchant un rendu immédiat.

Bien utiliser son microphone pour obtenir une capture audio propre en studio à domicile

Un bon enregistrement vocal commence avant le bouton « rec ». Le micro doit être installé sur un pied stable, légèrement incliné et placé à hauteur de bouche. Le chanteur ne vise pas exactement la capsule : il parle ou chante légèrement de côté, avec un angle de 20 à 30 degrés. Cette petite correction réduit naturellement les plosives, ces explosions d’air sur les « p » et les « b », tout en gardant une articulation nette.

Le filtre anti-pop se place généralement entre 5 et 8 cm de la capsule. La bouche reste ensuite à 10 ou 15 cm du filtre selon le style. Pour une voix intimiste, la proximité crée de la chaleur grâce à l’effet de proximité. Pour un refrain puissant, reculer de quelques centimètres évite la saturation et maintient un timbre homogène. Cette discipline est plus utile qu’une longue chaîne de plugins appliquée après coup.

Le niveau d’enregistrement doit aussi être réglé avec sang-froid. Dans un logiciel audio, le dBFS mesure le niveau numérique, où 0 dBFS représente la limite absolue : au-delà, le signal sature de façon irréversible. Viser des crêtes autour de -12 à -6 dBFS laisse de la marge pour les passages imprévus. Enregistrer trop fort n’améliore pas la qualité sonore sur une interface moderne ; cela augmente seulement le risque de clipping.

La préparation de la pièce compte ensuite. Un tapis réduit les réflexions du sol, un rideau épais calme une vitre, une bibliothèque irrégulière casse une partie des rebonds. Il ne s’agit pas de transformer une chambre en cabine professionnelle, mais d’éviter les surfaces dures directement derrière ou autour de l’interprète. Les panneaux absorbants doivent être placés aux points de réflexion pertinents, pas simplement affichés au mur pour décorer.

Le casque fermé est indispensable pendant la prise si une musique d’accompagnement est diffusée. Un casque ouvert fuit vers le micro et crée un repiquage, c’est-à-dire que l’instrumental se retrouve discrètement enregistré dans la piste vocale. Ce défaut devient très gênant quand il faut couper, compresser ou éditer les silences. Le chanteur doit aussi entendre son retour avec une latence faible : la latence est le retard entre sa voix et son écoute au casque. Au-delà d’environ 10 à 15 ms, beaucoup d’interprètes commencent à perdre leurs repères.

Une méthode de prise simple, reproductible et efficace

  1. Couper les sources de bruit : ventilation, notifications, chargeurs qui bourdonnent et fenêtres ouvertes avant d’armer la piste.
  2. Tester le placement : enregistrer trente secondes à 10 cm, puis à 15 cm, puis légèrement de côté, avant la vraie session.
  3. Régler le gain avec le passage le plus fort : le refrain ou les cris doivent rester sous la limite numérique.
  4. Faire deux prises complètes : une prise techniquement propre et une prise plus libre ; le montage final gagne en naturel.
  5. Écouter sans effet : si la voix fonctionne brute, compression et égalisation serviront à la mettre en valeur plutôt qu’à la réparer.

Pour approfondir chaque étape, ce guide pour enregistrer sa voix chez soi détaille le placement, le réglage de gain et les erreurs qui rendent une piste difficile à mixer. Il rappelle une évidence trop souvent négligée : acheter un micro ne remplace pas une méthode de prise fiable.

Le choix final peut donc être direct. AT2020 ou SM58 pour démarrer, Origin ou LCT 440 PURE pour une voix sérieuse à budget contenu, SM7B pour une pièce compliquée, C214 ou WA-47jr pour élargir les possibilités, TLM 102 pour franchir un cap dans une chaîne déjà maîtrisée. La voix, la pièce et le placement forment le véritable microphone : le matériel ne révèle son potentiel que lorsque ces trois éléments travaillent ensemble.

Quel microphone choisir pour enregistrer du chant dans une chambre non traitée ?

Un microphone dynamique comme le Shure SM58 ou le Shure SM7B est souvent plus simple à exploiter dans une chambre réverbérante. Sa sensibilité plus faible limite la capture des réflexions et du bruit ambiant.

Faut-il choisir un micro USB ou XLR pour la voix ?

Un micro USB convient pour démarrer rapidement, mais un modèle XLR relié à une interface audio offre davantage d’évolutivité, de contrôle sur le gain et de choix de microphones.

Pourquoi le Shure SM7B est-il difficile à utiliser avec certaines interfaces ?

Le SM7B produit un niveau de sortie faible et demande environ 60 dB de gain propre. Une interface peu puissante peut ajouter du souffle lorsqu’elle est poussée au maximum ; un préampli en ligne peut résoudre ce problème.

Un microphone à condensateur est-il toujours meilleur pour le chant ?

Non. Un condensateur capte davantage de détails, mais aussi davantage de réverbération et de bruit. Dans une pièce mal traitée ou sur certaines voix agressives, un dynamique peut produire une prise plus facile à mixer.