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Figure en 8 : les usages du bidirectionnel

16 octobre 2026 16 min de lecture Mis a jour 16 octobre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • Un micro en figure de 8 capte principalement les sons venant de l’avant et de l’arrière, tout en atténuant ceux qui arrivent par les côtés.
  • Cette directivité convient aux interviews en face-à-face, aux instruments et à certaines prises stéréo, mais elle ne supprime pas les bruits situés dans ses deux axes sensibles.
  • Le placement, l’acoustique de la pièce et la distance entre les sources déterminent souvent davantage le résultat que le prix du micro.
  • Le Royer R-121, l’AKG C414 XLII et le Shure KSM313 répondent à des besoins différents : technologie, usage et budget doivent guider le choix.

Microphone en figure de 8 : comprendre la directivité bidirectionnelle

Un microphone bidirectionnel, aussi appelé micro en figure de 8, capte surtout les sons situés devant et derrière sa capsule. Vu de dessus, son diagramme de captation ressemble à deux lobes opposés, avec une zone de sensibilité minimale sur les côtés. Ces directions latérales correspondent aux angles de 90 et 270 degrés par rapport à l’avant du micro.

Cette particularité le distingue d’un modèle omnidirectionnel, qui reçoit le son de toutes les directions, et d’un micro cardioïde, principalement sensible à l’avant. Pour comparer ces formes de captation et comprendre leurs conséquences dans une pièce, le guide sur les directivités des microphones donne des repères utiles. Le choix ne relève pas d’une hiérarchie : chaque motif répond à une situation précise.

Deux axes utiles, deux zones à surveiller

En interview, les deux interlocuteurs peuvent s’asseoir face à face, chacun dans l’un des axes captés. Le micro placé entre eux enregistre alors leurs voix avec un seul appareil. Les côtés, où se trouvent par exemple un ordinateur ou une fenêtre bruyante, sont moins présents dans le signal, à condition qu’ils soient effectivement orientés vers les zones de rejet.

Le mot « rejet » doit toutefois être compris avec mesure. Un micro en huit n’annule pas magiquement tout bruit latéral : l’atténuation dépend du modèle, de la fréquence et de la pièce. Une réflexion sonore sur un mur peut revenir vers l’avant ou l’arrière de la capsule et se retrouver enregistrée. Une fenêtre ouverte située derrière l’un des intervenants, elle, se trouve dans un axe sensible et risque de s’entendre clairement.

Le principe acoustique sans jargon inutile

La figure de 8 est généralement obtenue grâce à une capsule sensible à la différence de pression sonore entre ses deux faces. En termes simples, le micro réagit à la façon dont l’onde arrive simultanément à l’avant et à l’arrière, plutôt qu’à la seule pression d’un côté. Les sons latéraux atteignent les deux faces de manière plus semblable et leur effet s’atténue.

Ce fonctionnement explique aussi pourquoi la directivité n’indique pas, à elle seule, la qualité sonore. Deux microphones en figure de 8 peuvent avoir des timbres, des niveaux de bruit et des comportements très différents. La technologie de capsule, la réponse en fréquence — c’est-à-dire la manière dont le micro restitue les graves, les médiums et les aigus — ainsi que la distance à la source comptent tout autant.

Pour visualiser la circulation du son autour de la capsule, imagine deux voies de mobilité opposées : l’avant et l’arrière laissent passer le flux sonore, tandis que les côtés constituent des zones de passage réduit. Cette image aide à prévoir le placement, mais ne remplace pas une écoute au casque. La règle pratique reste simple : repérer les deux directions actives avant d’appuyer sur enregistrer.

Usages d’un micro bidirectionnel : interview, voix et instruments

Le cas le plus intuitif est l’échange entre deux personnes assises l’une en face de l’autre. Le microphone se place entre elles, à distance aussi proche et égale que possible de chaque bouche, avec l’avant dirigé vers un invité et l’arrière vers l’autre. Cette disposition crée un aller-retour vocal naturel et limite la prise des bruits latéraux, par exemple ceux d’un clavier placé sur le côté.

Elle convient à un podcast enregistré dans une pièce calme, mais elle demande une coordination élémentaire. Les intervenants doivent éviter de se pencher alternativement vers le micro, de taper sur la table ou de parler en tournant la tête. Une différence de distance modifie le niveau et la présence des voix : celui qui se rapproche paraît généralement plus fort et plus détaillé. Pour une émission régulière ou une pièce bruyante, deux micros cardioïdes séparés restent souvent plus faciles à gérer.

Enregistrer un instrument et conserver l’ambiance

En studio, le bidirectionnel sert autant à capter une source qu’à travailler son rapport avec la pièce. Sur une guitare acoustique, un ruban en figure de 8 peut restituer le son de l’instrument avec une réponse douce dans les aigus, tout en recueillant une partie de l’ambiance par l’arrière. Le résultat dépend du placement : à quelques dizaines de centimètres, le micro privilégie le son direct; plus loin, les réflexions deviennent plus perceptibles.

Pour un amplificateur de guitare, un modèle à ruban tel que le Royer R-121 est souvent choisi pour son rendu sur les médiums et les aigus. Sa directivité en huit capte également le son provenant de l’arrière du microphone : il faut donc vérifier ce qui se trouve derrière lui, comme un mur réfléchissant ou un autre amplificateur. Le placement près du haut-parleur demande aussi de garder une distance suffisante pour éviter un grave excessif et de contrôler le niveau d’entrée.

Le même principe peut aider à enregistrer cuivres, cordes ou voix, à condition de ne pas confondre « détaillé » avec « automatiquement flatteur ». Une pièce dure peut produire des réflexions gênantes; une pièce traitée ou naturellement agréable donnera au contraire une profondeur utile. Des panneaux absorbants ou des gobos — cloisons mobiles qui limitent les réflexions — peuvent contrôler l’ambiance sans rendre la pièce totalement mate.

Le bidirectionnel en stéréo

La technique Blumlein utilise deux microphones en figure de 8 placés au même point, avec leurs axes orientés à 90 degrés l’un de l’autre. Chaque micro enregistre une partie différente de l’espace et la combinaison des deux pistes restitue une image stéréo cohérente. C’est une méthode appréciée pour des ensembles acoustiques ou des pièces dont l’acoustique mérite d’être entendue, mais elle capte aussi beaucoup de l’environnement.

Ce n’est donc pas le premier choix pour enregistrer une grande formation dans une salle bruyante en espérant isoler chaque instrument. Pour une captation plus ciblée, on peut combiner le bidirectionnel avec un micro d’une autre directivité, puis contrôler la phase, c’est-à-dire la relation temporelle entre les signaux. La méthode Blumlein révèle particulièrement bien le caractère du lieu : la salle fait partie de l’enregistrement autant que les musiciens.

Avant toute prise, écoute le signal en solo puis avec les autres pistes. Un test de quelques secondes permet de vérifier si l’équilibre entre la source directe et l’ambiance correspond au résultat recherché.

Avantages et limites de la directivité en figure de 8

Le premier avantage est la captation de deux sources opposées avec un seul microphone. Pour une interview face-à-face ou un duo vocal, cela simplifie le câblage et peut donner une sensation de conversation partagée. Le rejet latéral permet aussi de réduire certains bruits placés sur les côtés, comme un ventilateur ou une personne qui manipule des feuilles, si l’orientation est bien choisie.

Cette caractéristique peut améliorer la séparation entre la source utile et une nuisance, mais elle ne remplace pas le traitement d’un environnement problématique. Un bruit situé devant ou derrière le micro reste dans un axe sensible. Dans un appartement, une circulation de rue audible par la fenêtre derrière le chanteur peut donc être captée même si le micro est tourné à l’opposé. Avant de traiter le signal avec un logiciel, déplacer la source ou le microphone de quelques dizaines de centimètres peut produire un résultat plus propre.

Effet de proximité et gestion de la distance

Comme beaucoup de microphones à gradient de pression, les modèles en figure de 8 accentuent généralement les basses quand la source se rapproche. Cet effet de proximité peut donner du corps à une voix, mais aussi la rendre lourde ou sourde. Pour une conversation, commencer à une distance d’environ 20 à 40 centimètres constitue un repère raisonnable; il faut ensuite ajuster à l’oreille, selon la voix et le micro.

Un filtre anti-pop limite les consonnes explosives, notamment les « p » et les « b », qui envoient un souffle direct vers la capsule. Une suspension réduit les vibrations transmises par le pied ou la table. Ces accessoires ne corrigent pas un mauvais axe : si le micro pointe vers un écran ou une source de bruit, il faut d’abord revoir son orientation. Les câbles et les connexions doivent également être fiables; un guide pratique sur les câbles audio de studio aide à éviter les faux contacts et les erreurs de branchement.

Gérer le gain, le bruit et les réflexions

Le gain correspond à l’amplification appliquée au signal du micro avant l’enregistrement. Trop faible, il oblige à remonter le niveau ensuite et peut rendre le souffle plus audible; trop élevé, il provoque une saturation, c’est-à-dire une distorsion difficile à réparer. Il vaut mieux demander à chaque personne de parler à son niveau normal, puis régler le préampli pour conserver une marge avant les passages les plus forts.

Les traitements numériques de réduction du bruit et l’égalisation peuvent améliorer une prise, mais ne devraient pas servir à masquer un placement mal préparé. L’égalisation modifie l’équilibre des fréquences; elle ne sépare pas proprement une voix d’un bruit qui occupe la même bande. Pour un test parlant, enregistre quelques secondes de silence dans la position réelle de la séance, écoute-les au casque, puis repositionne le micro si le bruit demeure gênant.

La figure de 8 offre donc une réelle sélectivité, mais pas une isolation universelle. Son bénéfice dépend de la géographie de la pièce : les sons utiles doivent se trouver dans les deux axes, les nuisances autant que possible sur les côtés.

Choisir un micro en figure de 8 selon le budget et l’usage

Un microphone bidirectionnel peut être un ruban dédié, un condensateur à directivité variable ou, plus rarement, un modèle dynamique conçu pour cet usage. Le motif polaire ne suffit donc pas à choisir : il faut aussi considérer le préampli, la solidité, la sensibilité et le contexte. Un micro à condensateur nécessite généralement une alimentation fantôme de 48 volts; les microphones à ruban passifs, eux, demandent une attention particulière au câblage et au niveau de préamplification.

Parmi les modèles cités dans les studios, le Royer R-121 est un micro à ruban très apprécié sur les amplis et certains instruments. L’AKG C414 XLII est un condensateur polyvalent dont plusieurs directivités, dont la figure de 8, sont sélectionnables. Le Shure KSM313 est également un ruban bidirectionnel, pensé pour des prises rapprochées et des usages exigeants. Le prix varie selon le revendeur et le marché; mieux vaut comparer les tarifs actuels plutôt que se fier à un montant qui peut rapidement devenir obsolète.

Modèle Technologie et directivité Usage pertinent À vérifier avant achat
Royer R-121 Ruban, figure de 8 fixe Amplificateur de guitare et instruments en studio Préampli adapté, manipulation soigneuse et niveau sonore
AKG C414 XLII Condensateur, directivités sélectionnables Voix, instruments et prises nécessitant plusieurs motifs Alimentation fantôme, réglages et sensibilité à l’acoustique
Shure KSM313 Ruban, figure de 8 Instruments et prises rapprochées en studio Prix, préampli disponible et choix du côté de captation

Quel modèle pour quelle situation ?

Pour une personne qui enregistre surtout des interviews, un micro à directivité variable comme le C414 XLII apporte de la souplesse si d’autres configurations sont prévues. La figure de 8 peut servir ponctuellement aux échanges face-à-face, tandis qu’un cardioïde sera plus simple pour une voix seule. Cette polyvalence a un coût et ne garantit pas une meilleure prise si la pièce est bruyante ou réverbérante.

Pour l’enregistrement d’amplis et d’instruments, un ruban tel que le R-121 ou le KSM313 peut être pertinent lorsque son caractère sonore correspond à la source. Un ruban ne rend pas automatiquement un ampli agréable : un haut-parleur agressif ou une mauvaise position restera audible. Déplacer le micro autour du cône, puis tester plusieurs distances, produit souvent plus de différence qu’un changement de modèle.

Un débutant n’a pas besoin d’acheter un microphone haut de gamme uniquement pour disposer d’une figure de 8. Un micro multi-directivité peut être une option si le budget et les usages justifient ses fonctions; sinon, un cardioïde adapté au podcast ou au chant sera souvent plus pratique. La décision doit intégrer le prix du préampli, du pied, du filtre anti-pop et de l’acoustique, pas seulement celui de la capsule.

Pour vérifier que l’interface pourra alimenter correctement le micro et enregistrer avec une latence acceptable, le guide consacré à l’interface audio MOTU M2 permet de se repérer parmi les critères essentiels. La connectivité, le nombre d’entrées et la qualité des préamplis comptent dans une configuration complète; le microphone n’est qu’un élément de la chaîne.

Placement et réglages : réussir une prise bidirectionnelle

Commence par repérer l’avant du microphone et son arrière : les indications du fabricant ne sont pas toujours aussi intuitives qu’une grille orientée vers la source. Place ensuite les personnes ou l’instrument dans les deux axes sensibles, puis installe les sources de bruit sur les côtés si l’espace le permet. Cette signalisation mentale des directions évite une erreur fréquente : croire que l’arrière du micro est une zone muette.

Exemple concret : deux invités autour d’une table

Pour deux invités assis l’un en face de l’autre, place le micro entre eux, à hauteur de bouche, à distance comparable des deux voix. Les deux personnes doivent parler vers leur axe respectif sans tourner la tête vers une troisième personne hors micro. Une table peut transmettre les chocs et les frottements : une suspension ou un pied posé sur une surface stable réduit les vibrations, tandis qu’un filtre anti-pop évite les souffles directs.

Enregistrer directement au centre de la table n’est pas toujours idéal. Si l’appareil se trouve trop bas, les voix peuvent être masquées par les mains ou les objets; s’il est trop éloigné, la pièce prend davantage de place dans le son. Un bras de micro placé à hauteur adaptée peut améliorer l’intelligibilité. Faites un court essai, écoutez séparément la voix de chaque invité et corrigez les différences de niveau avant la vraie conversation.

Les clics de souris et le ventilateur d’un ordinateur se placent volontiers sur les côtés, là où l’atténuation latérale peut aider. Mais un écran très proche peut réfléchir les voix vers la capsule. Une couverture épaisse ou un panneau absorbant derrière un intervenant peut limiter ces retours; l’objectif n’est pas d’étouffer la pièce, mais de maîtriser les réflexions les plus audibles.

Contrôle avant enregistrement et postproduction

Avant une prise longue, vérifie les connexions, le niveau d’entrée et l’absence de saturation. Écoute au casque en parlant à la distance prévue, puis demande à chaque participant de produire le passage le plus fort attendu. Une marge de niveau évite qu’un rire ou une exclamation ne fasse écrêter le signal. Si le micro est à ruban, respecte les consignes du fabricant concernant l’alimentation fantôme et le branchement.

Une fois les pistes enregistrées, commence par équilibrer les voix, puis applique une réduction de bruit modérée si nécessaire. Une égalisation légère peut clarifier un timbre, tandis qu’un compresseur réduit l’écart entre passages doux et forts; la compression ne répare toutefois ni les réflexions disgracieuses ni les bruits d’axe. En stéréo, deux microphones demandent une attention particulière à leur coordination et à leur phase, faute de quoi certaines fréquences peuvent s’affaiblir à la lecture.

La figure en 8 demande un peu d’entraînement, mais ses règles sont concrètes : aligner les sources, contrôler l’environnement et écouter le résultat avant la prise définitive. Pour une interview, elle peut simplifier le dispositif; pour une captation musicale, elle peut donner une image ample. Dans les deux cas, la qualité vient d’abord d’un placement réfléchi.

Un micro en figure de 8 capte-t-il vraiment deux personnes à la fois ?

Oui, si les deux personnes se trouvent respectivement devant et derrière la capsule. Placez le micro à distance comparable de chacune et vérifiez le niveau des voix au casque avant l’enregistrement.

Le micro bidirectionnel élimine-t-il les bruits de fond ?

Non. Il atténue surtout les sons qui arrivent par les côtés. Les bruits provenant de l’avant ou de l’arrière restent captés, et les réflexions de la pièce peuvent aussi revenir vers la capsule.

Quelle est la différence entre un micro cardioïde et un micro en figure de 8 ?

Le cardioïde privilégie l’avant et réduit la captation arrière. Le modèle en figure de 8 reçoit principalement l’avant et l’arrière tout en atténuant les côtés; il est donc pratique pour deux sources opposées.

Faut-il choisir un micro à ruban pour obtenir une directivité en huit ?

Non. La figure de 8 existe sur des microphones à ruban et sur certains condensateurs à directivité variable. Choisissez selon la source, le préampli disponible, l’acoustique et les usages prévus.